Publié le 9 Août 2016

De retour de voyage, voici quelques lignes et photos pour retranscrire une semaine bien dense !

Départ lundi matin du local du caf, direction les Pyrénées Orientales. Pas de problème sur la route, la circulation est fluide et la désormais classique pochette à CD de Benoit toujours en place à l'avant du minibus. Un stop à Perpignan pour les courses, un autre à Villefranche de Conflent pour récupérer Baptiste et direction le chaos de Targassonne, un site de blocs proche de Font-Romeu.

Targassonne
Targassonne

Targassonne

Nous passerons l'après-midi à grimper sur ces blocs de granite fauve, parfois assez hauts. Le rocher est plutôt agressif; dès le premier jour la peau des doigts est mise à mal, ça promet pour la suite! Une marche arrière un peu trop enthousiaste au moment de repartir et l'arrière du minibus est dans le fossé, mais on le sort sans problème (Sauvetage fossé n°1).

Après une nuit non loin de là, nous repartons pour Cavallers. On passe la frontière et avalons les kilomètres de routes tortueuses où les vélos nous doublent à la descente !

On pose les affaires au camping de Taull, puis direction un site de couennes à l'ombre au dessus du lac de Cavallers pour un premier contact avec le granite local. Au passage on sort une voiture du fossé (sauvetage fossé n°2), la route du barrage est vraiment étroite et les croisements délicats...

Les voies du secteur choisi sont parfois assez longues (jusqu'à 45m, ça change d'Espace Vertical) et l'escalade se déroule soit en dalle fine, soit en fissures, soit sur de petites réglettes. Les cotations ne sont pas trop méchantes, c'est bon pour le moral !

Le lendemain on prend un peu de hauteur pour fuir la chaleur: direction Blues aux Comalestorres. L'approche est raide et rusée entre les barres, et la voie vraiment classique si on en juge par le nombre de cordées déjà sur place! L'itinéraire fait 200m et se déroule sur un très beau granite, très sain et adhérent. L'escalade n'est pas très raide et passe de dalles en écailles franches avec parfois un court ressaut surplombant. L'équipement partiel se complète facilement avec friends et coinceurs, et lentement (ça bouchonne devant...) mais surement toutes nos cordées sortent sur cette antécime au caractère bien alpin (euh... pardon... pyrénéen !). Les soirées sont longues et la frontale restera au fond du sac.

Blues aux ComalestorresBlues aux Comalestorres
Blues aux ComalestorresBlues aux ComalestorresBlues aux Comalestorres

Blues aux Comalestorres

Dernier jour à Cavallers, on choisit une voie courte à l'ombre le matin avant de reprendre la route: El pequeno capullin (sortie par la Munsch Crack) juste au dessus du lac. Contrairement à la veille l'escalade est ici très athlétique, et dès la première longueur! La voie est soutenue dans le 6b et se termine par une belle fissure raide à protéger avec de gros friends.

El pequeno capullin, sortie par la Munsch Crack.El pequeno capullin, sortie par la Munsch Crack.
El pequeno capullin, sortie par la Munsch Crack.
El pequeno capullin, sortie par la Munsch Crack.El pequeno capullin, sortie par la Munsch Crack.

El pequeno capullin, sortie par la Munsch Crack.

Les prévisions météo tournent à l'orage à Cavallers, on quitte donc les Pyrénées pour Montserrat dans la région de Barcelone. Soudain sur la route un ralentissement: une voiture est dans le fossé. Pas grave, on commence à avoir l'habitude: on la sort rapidement (Sauvetage fossé n°3) ! Nous descendons des montagnes et traversons des paysages dignes d'un film mexicain: campagnes desséchées, villages quasi fantômes, longues lignes droites... Enfin personne ne s'en rend compte parce qu'ils dorment tous dans le minibus! Le massif de Montserrat apparaît comme un îlot au milieu de la plaine, et l'arrivée proche du touristique monastère puis au camping contraste avec les paysages traversés.

Montserrat.
Montserrat.Montserrat.

Montserrat.

Le camping est situé à flanc de paroi directement au dessus de la plaine et juste en face du monastère. Avantage: la vue ! Inconvénient: les cloches qui sonnent tous les quarts d'heure avec un pic sonore entre 6h30 et 7h30... Autre particularité du camping, un cochon gourmand le visite régulièrement. Il faut donc suspendre dans les arbres nourriture, dentifrice et crème solaire, sachant que jusqu'à 1m50 du sol l'animal peut encore attraper victuailles et produits cosmétiques en se dressant sur ses pattes arrières! On prend donc nos précautions et filons vers le Cavall Bernat, sorte de pinacle de 200m de haut, d'abord dalleux puis déversant; LE sommet emblématique du massif. Nous nous répartissons sur 2 voies parallèles: Benoit, Nils et Jules dans la Gran Illusio, une voie moderne et soutenue, Annabelle, Virgile, Baptiste et moi dans la Punsola-Reniu, une ancienne voie classique ouverte partiellement en artif aujourd'hui équipée pour grimper en libre.

El Gran IllusioEl Gran Illusio
El Gran Illusio
El Gran IllusioEl Gran Illusio

El Gran Illusio

La Punsola-ReniuLa Punsola-ReniuLa Punsola-Reniu
La Punsola-ReniuLa Punsola-Reniu
La Punsola-ReniuLa Punsola-Reniu

La Punsola-Reniu

Nous sommes seuls sur ce sommet, il ne fait pas trop chaud, et à part dans les premières longueurs bien engagées on avance bien. Les jeunes se battent en tête, parfois passent, parfois chutent, bref c'est la classe, et tout le monde se retrouve en haut pour une photo sommet avant la descente en rappels plein vent puis le long de cordes fixes.

Au sommet du Cavall Bernat! Et pendant la descente.Au sommet du Cavall Bernat! Et pendant la descente.

Au sommet du Cavall Bernat! Et pendant la descente.

Le lendemain s'annonce une belle journée, mais on peine à choisir un objectif: en effet difficile d'avoir des infos sur l'équipement de certaines voies, et notamment sur l'engagement... En plus il faut réussir à grimper à l'ombre pour ne pas souffrir de la chaleur, bref un vrai casse tête ! On choisit donc de se répartir entre 2 voies de 2 secteurs différents: Benoit, Jules, Virgile et Nils dans Fragel Rock à la Paret de l'Aeri (une voie moderne de 250m, 6c max en murs raides à galets) et avec Baptiste et Annabelle nous partons pour la Sanchez-Martinez à la Paret de Diables, une vieille voie de 300m partiellement réequipée qui zigzague entre d'imposants toits... Cette voie très variée (cheminée, fissures, dalle, mur raide) nécessite coinceurs et friends et réserve une belle ambiance dans les 3 longueurs de traversée annoncées entre 6c et 7a... On sent que la fatigue commence à gagner du terrain, mais nous sortons tous aux sommets de nos voies à peu près en même temps et bien avant la nuit !

Fragel Rock à la Paret de l'Aeri.
Fragel Rock à la Paret de l'Aeri.Fragel Rock à la Paret de l'Aeri.Fragel Rock à la Paret de l'Aeri.
Fragel Rock à la Paret de l'Aeri.Fragel Rock à la Paret de l'Aeri.

Fragel Rock à la Paret de l'Aeri.

La Sanchez-Martinez à la Paret de Diables.La Sanchez-Martinez à la Paret de Diables.La Sanchez-Martinez à la Paret de Diables.
La Sanchez-Martinez à la Paret de Diables.La Sanchez-Martinez à la Paret de Diables.
La Sanchez-Martinez à la Paret de Diables.La Sanchez-Martinez à la Paret de Diables.
La Sanchez-Martinez à la Paret de Diables.La Sanchez-Martinez à la Paret de Diables.

La Sanchez-Martinez à la Paret de Diables.

Dimanche c'est jour de grand départ. Ca traîne un peu pour plier les affaires, la longue route n'enthousiasme personne. Il reste un peu d'énergie, nous ferons une micro pause à la Capelle, un très joli petit site de blocs de grès sous les arbres proche d'Avignon à l'accès réglementé: heureusement Benoit connait bien le propriétaire (et les blocs) !

Matin au camping de Montserrat.
Matin au camping de Montserrat.

Matin au camping de Montserrat.

Retour à Grenoble vers 20h30, on s'en sort pas mal avec les bouchons. Au fait, on repart quand ?

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Rédigé par Julien

Publié dans #ecole d'aventure

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