Publié le 26 Août 2015

Voyage en Sloatie: le récit

Voici le récit du séjour grimpe de l'école d'aventure vu de l'intérieur, et c'est Annabelle qui nous raconte son voyage!

"C'est le 10 Août au matin qu'on part de Grenoble avec un minibus plein à craquer de matos et de provisions et des projets plein la tête. Notre première destination: Val Di Mello en Italie. On arrive en soirée et, à peine les tentes montées, notre groupe de 7 jeunes encadré par Julien et Benoit, va se défouler sur des superbes blocs de granite, biens mérités après des longues heures de route. Le cadre est magnifique: cascades, falaises, glaciers, rivières et des montagnes à perte de vue. Dès le lendemain, on part à la découverte des falaises environnantes.

Le Val di Mello.Le Val di Mello.

Le Val di Mello.

Ce sont des dalles de granite bien finaudes: une escalade tout en adhérence qui demande donc une grande confiance en nos pieds et un temps d'adaptation! Baptiste, Julien, Alice et Annabelle tentent, après une longue approche, Vortice Di Fiabre en 3 longueurs de 5c, mais obligés de redescendre dès la première, vaincus par une traversée bien trop engagée. Ils rejoignent donc le reste du groupe en perdition dans Caffè, 3 longueurs de 5c-6a bien dur, que malgré tout, on sortira tous après quelques essais supplémentaires. Nous enchaînons avec un peu de bloc en soirée pour clore cette deuxième journée.

L'horrible dalle de Caffè.

L'horrible dalle de Caffè.

Pour notre troisième journée dans le Val Di Mello nous nous lançons dans Il Risveglio Di Kundalini, une grande classique de 10 longueurs en 6a+ max, avec seulement quelques pitons en place. Des longueurs mythiques en fissure sur un très beau rocher nous ont permis de réviser le placement des protections amovibles comme les friends ou les coinceurs et surtout les coincements de pieds et de mains. A la fin de cette grosse journée de grimpe rien de mieux qu'un plongeon dans les eaux glaciales de la rivière depuis des blocs haut-perchés!

Baptiste dans la traversée sous le toit de Kundalini.

Baptiste dans la traversée sous le toit de Kundalini.

Même si on aurait bien aimé rester encore plus longtemps dans ce magnifique endroit, il faut qu'on reparte, si on veut avoir assez de temps pour découvrir d'autres sites. On décide tout de même de s'arrêter sur un petit site de bloc et de couenne à un quart d'heure de Val Di Mello seulement, qui nous permet de grimper un peu, malgré la longue route qui nous attend encore pour rejoindre Arco en Italie.

Couenne sur la falaise de Sasso Remenno, dans le Val MasinoCouenne sur la falaise de Sasso Remenno, dans le Val Masino

Couenne sur la falaise de Sasso Remenno, dans le Val Masino

C'est à deux heures de route de notre but, que la nuit tombe. Nous nous arrêtons donc pour bivouaquer dans un champ en haut d'un col. Dès le lever du jour, on reprend alors la route et on ne restera pas longtemps à Arco: juste le temps de faire quelques voies dures sur un beau calcaire orangé et on repart déjà pour Paklenica, en Croatie ou l'on arrive à 3h du matin.

Du Val di Mello à Paklenica, en passant par le Passo di Crocedomini et par Arco.Du Val di Mello à Paklenica, en passant par le Passo di Crocedomini et par Arco.
Du Val di Mello à Paklenica, en passant par le Passo di Crocedomini et par Arco.

Du Val di Mello à Paklenica, en passant par le Passo di Crocedomini et par Arco.

Après une nuit passée sur un étrange emplacement de camping-car on s'installe dans le camping, nos tentes plantées à peine à 20m de la mer. Bien qu'un peu fatigués à cause du voyage on va découvrir les gorges du parc national. Nils, Julien, Alice et Annabelle se lancent dans Domzalski, une classique en 4 longueurs 6a max, tandis que Oscar et Loïc et Benoit, Baptiste et Jules partent dans Karabore, juste a droite, en 5b max, assez engagée. C'est une escalade sur des larges cannelures de calcaire, assez coupantes par endroits. On finit la journée par un peu de couenne sur des belles colonnettes et une bonne baignade dans la mer.

Domzalski et Karabore.
Domzalski et Karabore.
Domzalski et Karabore.
Domzalski et Karabore.
Domzalski et Karabore.
Domzalski et Karabore.

Domzalski et Karabore.

Couenne à Paklenica.Couenne à Paklenica.

Couenne à Paklenica.

Alors que nous pensions qu'en Croatie nous allions avoir que le beau temps, la météo se dégrade. Dès notre entrée dans le parc national, le matin de notre deuxième journée à Paklenica, il se met à pleuvoir des cordes et nous sommes obligés de rentrer au camping, creusant des rigoles le plus vite possible autour des tentes pour évacuer les eaux torrentielles qui inondent notre campement. Nous retentons donc notre chance l'après midi: une grande partie du groupe se lance dans Andi & Max en 2 longueurs, sous la pluie, alors que Benoit, Baptiste, Jules et Annabelle se réfugient sous une arche avec des voies très dures mais bien plus au sec. Et côté météo, nous ne sommes pas au bout de nos peines: le lendemain nous nous faisons tous piéger par la pluie durant les grandes voies que nous tentions et nous nous réfugions donc dans les gros dévers, ou Benoit nous monte les cordes dans les voies dures. Ce n'est qu'en fin d'après-midi que nous pouvons enfin profiter d'une éclaircie pour faire Hugga Wugga en 3 longueurs en 6b max, pendant que Baptiste, Jules et Benoit préféreront un peu de voies courtes en cannelures.

Hugga Wugga.Hugga Wugga.

Hugga Wugga.

C'est notre dernière journée à Paklenica, que le soleil se montre enfin. La motivation au plus fort, on part tous dans Karamara Sweet Temptations, 4 longueurs en 6a+ max qu'on enchaîne avec Kanjonski, une course d'arête avec des énormes cannelures qui nous mène directement au sommet, avec vue sur la mer.

Karamara sweet temptations et Kanjonski.
Karamara sweet temptations et Kanjonski.
Karamara sweet temptations et Kanjonski.
Karamara sweet temptations et Kanjonski.
Karamara sweet temptations et Kanjonski.
Karamara sweet temptations et Kanjonski.
Karamara sweet temptations et Kanjonski.
Karamara sweet temptations et Kanjonski.
Karamara sweet temptations et Kanjonski.
Karamara sweet temptations et Kanjonski.
Karamara sweet temptations et Kanjonski.

Karamara sweet temptations et Kanjonski.

Ensuite, ceux qui n'avaient pas encore fait Domzalski profitent du reste de la journée pour s'y lancer, pendant que Julien, Nils, Alice et Annabelle partent dans Dreaming The Lost Friends, une voie magnifique en 5 longueurs de 6a+ max. On se retrouve tous aux couennes près de la route, alors que la nuit est déjà tombée, tous bien fatigués par cette grosse journée.

Dreaming the lost friends.Dreaming the lost friends.
Dreaming the lost friends.
Dreaming the lost friends.Dreaming the lost friends.

Dreaming the lost friends.

La pluie refait son apparition le jour suivant et nous décidons donc de reprendre la route dès le matin pour nous rendre à Osp en Slovénie. Malheureusement la météo n'y est pas meilleure et on pose juste un pied en Slovénie avant de repartir en direction de l'Italie, où on se console avec quelques pizzas. On passe notre dernière nuit dans un champ, juste derrière des vignes.

Voyage en Sloatie: le récit
Voyage en Sloatie: le récitVoyage en Sloatie: le récit

Nous repartons ensuite avec le but d'aller grimper sur un site de bloc qui se trouve sur notre chemin, mais celui-ci étant désormais devenu une base militaire italienne, on se replie à la falaise de Gran Rotsa à Val Clarea. C'est un petit site de couenne sur un beau gneiss orange, avec juste au pied, une petite rivière. L'assurage avec les pieds dans l'eau est vraiment très agréable. Mais pas le temps de traîner, il faut déjà que l'on reprenne la route, Grenoble est encore loin. C'est vers 21h qu'on revient, avec pleins de beaux souvenirs et de projets en tête, au local CAF, d'où on était partis 11 jours plus tôt, sans même pouvoir imaginer tout ce qu'on allait vivre.

Voyage en Sloatie: le récit
Voyage en Sloatie: le récit
Voyage en Sloatie: le récit

Un grand merci à Julien et Benoit qui nous ont accompagnés et surtout supportés pendant ces 11 jours qu’on n’oubliera pas de si tôt!"

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Rédigé par Annabelle

Publié dans #ecole d'aventure

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