Sur les traces de Chris Bonington: le récit!

Publié le 30 Août 2014

Sur les traces de Chris Bonington: le récit!

On est parti le 11 août au matin de la gare routière de Grenoble, avec un bon paquet de matos, une provision de produit anti-midges, nos gore-tex et des projets de grimpe écossaise plein la tête. Et le soir même, notre petit groupe composé de 7 jeunes encadrés par Julien, BE escalade et Benoit, guide, a posé le pied en Ecosse.

Après quelques courses, un point météo et une nuit au bord de la route, nous placions nos premiers coinceurs sur la falaise d’Ilkley, une sorte de carrière de grès au milieu des bruyères, des pigeons dans les fissures et des touristes curieux… Des longueurs sympas et le temps assez beau se sont ajoutés au plaisir de se dégourdir les muscles et de commencer à découvrir ce pour quoi nous étions venus : la grimpe en terrain d’av où tous nos points sont à poser, car selon l’éthique de l’escalade écossaise, on ne laisse rien sur le rocher…

Ilkley, à mi-chemin entre Edimbourg et Sheffield.Ilkley, à mi-chemin entre Edimbourg et Sheffield.
Ilkley, à mi-chemin entre Edimbourg et Sheffield.Ilkley, à mi-chemin entre Edimbourg et Sheffield.

Ilkley, à mi-chemin entre Edimbourg et Sheffield.

Nous avons ensuite continué notre route vers l’Angleterre, la météo en Ecosse étant toujours à la pluie. Arrivés à la superbe falaise de Stanage, qui nous a offert une grande variété de voies, du dièdre au surplomb en passant par des cheminées ou des grosses strates au milieu d’un beau paysage de bruyères et de fougères parsemées de moutons, on ne regrette pas notre choix !

Ambiance à Stanage après la pluie.

Ambiance à Stanage après la pluie.

Nous passons donc 4 jours dans la région du Peak District, où nous grimpons deux jours à Stanage mais aussi à Millstone, où des magnifiques fissures nous permettent de nous exercer aux coincements de mains, pieds, poings, bras…et plus si affinités ! Nous poussons également jusqu’à Roaches, un site bien sympa au milieu des arbres avec quelques belles voies de deux longueurs, de la couenne et même des blocs, dont nous sommes finalement chassés par les midges… et la pluie.

Au bout de 6 jours au Royaume-Uni, on a fini par presque s’habituer à ces « rain showers », pas si gênantes finalement, des averses brèves, pas très fortes, pouvant être combinées avec à peu près n’importe quel autre temps (dont le soleil !) mais surtout…imprévisibles ! Nous avons aussi eu quelques jours de grand vent, qui ont comme seul avantage de chasser les midges, qui résistent à toutes les autres méthodes, spray, crème ou combinaison intégrale…

La peau de nos doigts commençant à demander grâce et la météo écossaise s’améliorant, nous prenons une journée pour remonter vers le Ben Nevis, entrecoupée par une pause culturelle au musée de Glasgow et par quelques changements de roues qui n’ont pas apprécié les routes étroites, les fossés écossais et la conduite à gauche.

Le Peak District: Stanage, Millstone, Roaches...Le Peak District: Stanage, Millstone, Roaches...
Le Peak District: Stanage, Millstone, Roaches...Le Peak District: Stanage, Millstone, Roaches...
Le Peak District: Stanage, Millstone, Roaches...Le Peak District: Stanage, Millstone, Roaches...

Le Peak District: Stanage, Millstone, Roaches...

Arrivés au soleil couchant à Fort William, le Chamonix local au pied de la plus haute montagne du Royaume-Uni : le Ben Nevis, 1344 m mais une face nord réputée pour l'escalade et principalement l'escalade mixte, nous montons la tente à la nuit tombée, puis nous allons très vite au lit, cette longue journée de route ayant été éprouvante pour tout le monde. Le lendemain après un arrêt obligé chez le garagiste pour changer les roues malmenées par les fossés des routes écossaises nous voilà partis dans la vallée du Glen Nevis pour aller grimper au pied de la face Sud du Ben Nevis. Ce premier contact avec cette montagne mythique n'en avait pas l'air car ce bon vieux Ben n'a pas daigné enlever sa cape de brume et de nuage pour nous souhaiter la bienvenue.

Chassés de ses flancs par ses armées de midges (toujours eux !) nous rentrons à Fort-William en emmenant avec nous une respectable quantité de cèpes qui amélioreront l'ordinaire du soir.

Sur la route de Fort William.

Sur la route de Fort William.

Le lendemain, réveil à l'aube afin d'aller découvrir la mythique face nord du Ben Nevis. Après deux heures de marche dans un vallon accueillant nous arrivons au pied de la face et nous nous dirigeons vers l’arête de Castle Ridge qui nous permettra de gagner le plateau sommital sans devoir s'engager dans une voie de grimpe pure sur les parois détrempées de la face, et qui présente l'avantage de pouvoir grimper au soleil (ou au moins à la limite de la brume !). Après deux heures de grimpe sur cette arête peu technique mais assez esthétique, nous prenons pied sur le plateau, ressemblant à s'y méprendre à un éboulis si ce n'est qu'il est difficile de trouver d'où sont tombées ces pierres. Nous gagnons le sommet dans la brume et nous sommes étonnés par le monde présent au sommet et sur le chemin que nous empruntons à la descente. Peu avant le retour à la voiture, un regard en arrière nous montre le Ben Nevis ôtant son chapeau de brume comme pour nous saluer et nous souhaiter bonne route. Pour finir cette journée, les plus courageux partirent faire du bloc tandis que les autres choisirent la douche et la sieste, un choix des plus judicieux étant donné les midges et le sol marécageux qui accueillirent les courageux bloqueurs.

Ascension du Ben Nevis par Castle Ridge.Ascension du Ben Nevis par Castle Ridge.
Ascension du Ben Nevis par Castle Ridge.Ascension du Ben Nevis par Castle Ridge.Ascension du Ben Nevis par Castle Ridge.
Ascension du Ben Nevis par Castle Ridge.Ascension du Ben Nevis par Castle Ridge.

Ascension du Ben Nevis par Castle Ridge.

La fin du voyage approchant nous reprenons la route pour Edinburgh le lendemain matin, où nous arrivons à la nuit à cause de la pause grimpe prolongée à la falaise de Craig Barns dont le rocher plus compact que d'ordinaire nous obligea à plus de réflexion pour placer nos points et grimper en sécurité. Un dernier repas pour faire nos adieux au cheddar écossais qui a composé l’essentiel de nos menus durant le voyage, une dernière nuit sous la pluie et il est déjà temps de partir…

Le 21 au matin après un tour dans le centre d'Edinburgh au pas de course, direction l'aéroport et le voyage de retour, un peu déçus de ne pas avoir pu rencontrer l'Old man of Hoy mais néanmoins heureux et satisfaits (un peu fatigués aussi !) de notre séjour et de toutes les voies et secteurs découverts…

Ce projet aura donc été une super expérience, qui a été possible grâce au soutien de nombreuses personnes, parmi lesquels le CAF Grenoble Isère et son Comité Directeur qui a donné son accord pour supporter financièrement et administrativement une partie du voyage, le bureau des guides et accompagnateurs de Grenoble qui nous ont accueillis sur leur stand aux Rencontres du cinéma de montagne, Petzl pour son matériel et surtout Ben et Julien, pour nous avoir accompagnés, encouragés et…supportés pendant 11 jours ! On en est revenus avec le sourire aux lèvres et déjà prêts à retourner grimper dans les Orcades…ou ailleurs !

L'équipe fait le mur à Edimbourg!

L'équipe fait le mur à Edimbourg!

Rédigé par Alice & Loïc

Publié dans #ecole d'aventure, #ecole d'escalade

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Commenter cet article

Sam 31/08/2014 11:22

Dément les d'jeunes !!
un peu verte de ne pas avoir pû vous accompagner pour cette belle aventure.